Conformement a la demande d’un ami suisse nous ayant verse de l’argent pour aider specifiquement des paysans de l’Inde, nous avons mis sur pied un projet avec deux autres personnes connues ici. Grace a l’aide de Victor, un ami genevois venu egalement par le biais de Projects Abroad, et de Palani, un ami indien connu sur place, nous sommes deja prets, une semaine seulement apres avoir discute tous ensemble de notre projet, a aller livrer les outils aux Paysans.Petit coup d’oeil retrospectif
Pour plusieurs raisons, nous avons entre guillemets “mandate” Victor et Palani pour rechercher des familles defavorisees et faire une analyse de leur s besoins.
Premierement, qui de mieux qu’une personne locale peut nous dire qui aider et ou, de meme que de nous dire de quoi ils ont besoin exactement. En effet, les personnes defavorisees en Inde ne parlent pas anglais et du coup, il nous aurait ete tres difficile d’acheter les bonnes choses.
Deuxiemement, Palani sait ou aller acheter les outils pour le moins de couts possibles et obtenir les prix indiens (et non “touristes”).
Troisiemement, avec nos journees super chargees, entre le projet sportif matin et soir et nos cours d’anglais, on n’aurait pas su ou trouver le temps de faire ces recherches.
Apres un premier “meeting” pour que Christophe et moi leur expliquions exactement ce que l’on voulait faire (donc aider les paysans, soit en achetant des outils, soit en achetant des animaux, ou les deux) et combien d’argent on avait pour ce projet, Palani nous a dit qu’il connaissait des familles dans son village natal (Meenakshi Puram, situe a env. 30 min de Madurai) qui aurait besoin de cela.
La 2eme phase du plan est donc de se rendre sur place, dans les familles et de voir avec chacune les outils qui leur seraient le plus utile. Palani se chargera de cela, de meme que de se renseigner sur les prix (outils et animaux) et de voir si cela tenait dans notre budget. Il ressort de cette analyse que l’on achetera des grandes beches, des petites beches, des barres a mines, des truelles pour les macons, des peinceaux pour les peintres, des plats, des serpes, des faucilles, des scies ainsi que des marteaux. On prevoit egalement d’acheter 3 poulets par famille. On leur avance l’argent et on fixe de se revoir une fois qu’ils auront achete les outils.
Apres quelques jours, le telephone sonne et on nous dit que les outils sont achetes, mais qu’il faut juste en faire assembler certains (les parties metalliques avec les manches en bois pour les beches). Le vendredi soir 26 mars, on se rend a la guest house de Victor pour voir les outils et si la qualite nous convient. La, c’est plus Christophe qui a donne son avis, car moi je n’y connais pas grand chose. Et en plus, il a du travailler le mois dernier a la ferme de Ullar avec de tels outils, il sait donc ce qui est bien ou non.
Tout est a nouveau ok et on fixe donc la livraison du tout au dimanche 28 mars a 10h. Par contre, on renoncera aux poulets car les prix ont change d’une semaine a l’autre et on se dit qu’avec l’argent qui reste (environ la moitie) on va chercher un autre village a aider et leur acheter egalement des outils. Au fond, c’est pas plus mal, car les outils dureront surement plus longtemps que les poulets..
Le dimanche 28 mars, on est pret a 10h, mais avec l’organisation indienne :-), c’est finalement a 12h30 que l’on va decoller de notre guest house. Apres s’etre arretes en chemin pour manger, on arrive au village natal de Palani vers 13h30. La, on se rend compte que des animaux, ils en ont que finalement c’etait pas plus mal de n’avoir achete que des outils.
Tout en checkant la liste, Palani appelle les gens un a un et on leur remet les outils de mains en mains. Le contentement est difficilement lisible sur leurs visages, c’est un sentiment assez etrange! Ils reagissent de maniere tres differente que les enfants. Quand on offre quelque chose a un enfant, on voit tout de suite le sourire sur lui. La, c’est plutot un air gene, une poignee de main difficile, mais pourtant on sait qu’ils sont contents au fond de recevoir ca. D’ailleurs les traits se decrispent petit a petit, laisant tout de meme entrevoir de la joie. Mais ce qui importe, c’est qu’ils les aient ces outils, on le fait pour eux, pas pour nous contenter nous.
C’est le coeur leger et rempli d’un melange d’emotions que l’on repart a Madurai pour faire les comptes et discuter de la prochaine livraison. On se reparti encore les frais du trajet (benzine pour 2 voitures) et Christophe et moi avancons l’argent pour l’achat des prochains outils. Tous les 4, nous sommes satisfaits de notre journee, contents (je crois que je peux parler pour tous) de s’etre connus ici et d’avoir monte notre “petite entreprise sociale” :-)






